Archives mensuelles : février 2019

goux sourdes contrées

 

Un couple à l’épreuve de la mémoire quand celle-ci fait des fugues, qu’elle sème une confusion sur ce que l’on croit savoir de la réalité de l’autre avec qui l’on a partagé sa vie, autant que sur soi. Qui fait l’épreuve de la fugue ? Soi ou l’autre chez qui on ne reconnait plus les souvenirs que l’on avait fait siens tant la relation de ce couple était forte. Au sein de cette épreuve, l’architecture, thème magistral chez Jean Paul Goux, interrogation sur le rapport au monde de ses personnages. Et toujours chez ce grand auteur, une langue envoûtante, forme sensible du temps.  

schwartz papiersViolaine Schwartz a recueilli la parole de plusieurs demandeurs d’asile, à l’origine pour une commande du Centre dramatique national de Besançon. Elle a rencontré des hommes et des femmes, jeunes et moins jeunes, tous réunis par le même destin : l’obligation de fuir, de quitter le pays natal, Afghanistan, Mauritanie, Kosovo, Éthiopie, Arménie, Azerbaïdjan ou Irak. Elle avait un dictaphone. Parfois un interprète à ses côtés. On lui a confié des photocopies de récits de vie, des articles de journaux, des photocopies de minutes d’entretien de l’OFFPRA, des lettres administratives, des décisions de rejets, des circulaires du ministère de l’Intérieur… Elle a rencontré une avocate, assisté à des audiences à la Cour Nationale du droit d’Asile (CNDA) et au Tribunal Administratif de Besançon. Elle s’est fixé une contrainte : écrire à partir des mots entendus, et seulement à partir des mots entendus.

Avec toutes ces voix, Violaine Schwartz a composé une fresque, une litanie, comme une variation sur les mêmes thèmes : l’absurdité de la bureaucratie, l’arbitraire de notre justice, les affres de l’attente, le hasard des chemins parcourus, la douleur de tout abandonner derrière soi, le courage de partir, les souvenirs à vif, la culpabilité de survivre, la peur encore, l’espoir aussi, la vie qui s’invente malgré tout, pas à pas, sur la route de l’exil, dans la frange de notre société. Des épopées modernes. Des récits de vies héroïques qu’elle a orchestrés sur la page.

minuit en mon silence Par-dela-nos-corps_4141

Bérengère Cournut a publié Née contente à Oraibi en 2017 et vient de sortir Par-delà nos corps, aux éditions du Tripode. Ce texte, qui relate le destin d’une femme aimante et farouche dans l’entre-deux-guerres, est la réponse à un livre de Pierre Cendors, Minuit en mon silence, paru en 2017 chez le même éditeur. Deux petits romans épistolaires qui se lisent séparément ou en écho l’un de l’autre. À partir de cette aventure singulière, Bérengère Cournut vous propose un club de lecture intitulé « D’un livre à l’autre », afin d’explorer avec vous les résonances secrètes qui s’établissent entre les livres qu’on lit, qu’on se conseille, qu’on se passe et qu’on s’offre… L’occasion d’établir une généalogie personnelle (et peut-être commune ?) des livres auxquels on tient.

Ces ateliers de discussion/lecture auront lieu le lundi midi, de 12h30 à 13h30 aux dates suivantes :

Ces ateliers de discussion/lecture auront lieu le lundi midi, de 12h30 à 13h30 aux dates suivantes : 4 mars, séance ouverte, libre et gratuite ! 18 mars, 1er avril, 29 avril, 13 mai, 27 mai et 17 juin.

Tarifs : 10 euros la séance ou 50 euros l’ensemble du cycle.

Renseignements et inscriptions sur l’adresse suivante : berengerecournut@gmail.com

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