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kerangal un monde...

Paula devient étudiante en beaux-arts, pas une étudiante modèle qui choisit la peinture, une étudiante au parcours et au physique chaotiques, elle se cherche et elle louche. Et déjà cela fait du bien d’aller à la rencontre d’un personnage comme elle, tout en quête maladroite, tentant de se débarrasser des déterminismes sociaux et familiaux. Paula apprend donc l’art du trompe-l’oeil, elle copie. Et pour apprendre l’art du trompe-l’oeil, elle apprend rapidement qu’apprendre, c’est avant tout sortir et aller boire une bière. Le coloc Jonas devient donc ami, rapprochement de corps et d’esprit, comme cela vient, et Kate surgit pour constituer un trio d’amis étudiants confrontés à la hardiesse d’un apprentissage rudoyant les corps. Et puis le temps de l’école s’achève, celui des petits boulots commence, qui s’enchaînent dans un rythme éphémère, vulnérable, les relations si pleines d’amitié s’éloignent et Paula se retrouve à Cinecitta, peignant des fresques pour le cinéma mythique où résonnent les noms de Fellini ou Scorcese, temple pourtant dévoyé, soumis aux règles économiques de la mondialisation, et où l’on retrouve davantage de tournages de films publicitaires ou de clips que l’on ne croise Nanni Moretti. Et puis les grottes de Lascaux où Paula reproduit les peintures préhistoriques préservées du public depuis sa fermeture en 1963 et où les chefs d’oeuvre présentés au public sont des copies. Mais ces copies prennent lieu de vérité. Fiction, vérité…

Maylis de Kerangal engouffre ses personnages dans les strates du temps, préhistoire de Lascaux et marbres, mythes et légendes enfouis, interroge la peinture dans sa capacité à rendre le monde accessible. Et ceci dans le style unique qui est le sien. Toujours en mouvement et dans une énergie concrète, sexuelle, de matière, le roman selon Maylis de Kerangal est une expérience du monde, une manière de vivre pour s’approprier la matière en même temps qu’une inscription du monde dans des corps. Son écriture est physique, elle nomme sans jugement, accueille et interroge le monde et ses personnages.

« Réparer les vivants », roman d’une transplantation cardiaque sublime, nous avait bouleversés, durablement. On retrouve ici la puissance de son écriture qui tient aussi à une universalité, un enchevêtrement des corps, du temps et du monde.

Et quel plaisir de retrouver  Maylis de Kerangal pour une rencontre aux Sandales mardi 9 octobre à 19h !!!

image laurence de cock Laurence de Cock discutera de son livre « Sur l’enseignement de l’Histoire » paru aux éditions Libertalia sera animée par Fabrice Riceputi, professeur d’histoire.

Débats, programmes et pratiques
de la fin du XIXe siècle à nos jours

Comment sortir des sempiternelles lamentations sur les programmes ou les manuels d’histoire ? Peut-être en posant autrement les questions soulevées par l’enseignement de cette discipline si sensible ; sans doute aussi en donnant à voir de cet enseignement d’autres angles que les polémiques auxquelles nous ont habitués les commentateurs médiatiques ou les prophètes du désastre qui vient.
L’histoire d’une discipline scolaire est inséparable de celle de ses acteurs, ses lieux, ses outils, ses espaces de discussions ou de conflits. L’histoire est bien une matière vivante dont on ne peut saisir la saveur sans entrer dans les coulisses de sa fabrication, de ses transformations, et de ses modes de transmission et d’appropriation.
C’est ceci qui est tenté ici : une histoire par en bas et par les praticien·ne·s depuis le XIXe siècle, qui revisite quelques certitudes et témoigne de l’ancienneté et de la récurrence de débats qui sont pourtant toujours présentés comme inédits.
Ce livre s’adresse à celles et ceux qui souhaitent comprendre les ressorts d’une des « passions françaises », se plonger dans une autre manière de penser l’histoire à l’école et réfléchir aux vertus émancipatrices d’un enseignement libéré de ses geôliers.

L’auteure

Laurence De Cock est historienne et enseignante. Spécialiste des questions pédagogiques et didactiques, elle a coordonné plusieurs ouvrages parmi lesquels La Fabrique scolaire de l’histoire (Agone, 2017) et Paniques identitaires (Le Croquant, 2017).

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La soirée sera animée par :
Denis Mellier professeur de psychologie clinique et psychopathologie, Brigitte Borsoni et Marie-Josée Riss-minervini toutes deux psychologues cliniciennes autour de leurs livres édités dans la collection « 1001 BB »

Quelques unes des questions discutées :

Quels bouleversements identitaires quand la femme devient mère, quand l’homme devient père ?

Quelle crise anime le couple dans la redistribution des places générationnelles et sexuées ?

Et quand le bébé ne vient pas ? ou qu’il arrive différent ?

Qui accompagne bébé, et comment, avec ou sans ses parents ?

Quels sont les effets féconds d’une parole librement adressée à un psychologue dans ces temps particuliers de la vie ?

 

 

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