c fourvelEn étroite complicité avec Les Nouvelles Sandales d’Empédocle, j’ai le plaisir de vous annoncer le lancement d’un cycle
d’ateliers d’écriture ! Il s’agira, pour chaque participant, d’écrire une nouvelle d’ici le mois de mai 2019. Celle-ci sera valorisée
soit par une petite édition, soit par une lecture publique à la librairie… soit des deux manières !

L’atelier est ouvert à tous : adolescents, adultes, débutants et confirmés. Je propose cinq rendez-vous de deux heures pour
accompagner ce travail. Les séances auront lieu entre novembre et avril.
Nous constituerons des groupes de 8 personnes maximum.
La participation se fait au début de chaque séance : 20 € ou à l’avance, pour l’ensemble des 5 séances : 90 €

Attention : les ateliers auront lieu à la librairie après la fermeture, soit à partir de 19h.
S’il y a plus de 8 personnes inscrites, nous proposerons des rendez-vous lors de jours différents de façon à donner plus de
liberté à chacun. Ainsi les groupes ne sont pas fixes. Si nous décidons par exemple que cela se passe le mercredi et le
vendredi, les gens pourront venir deux fois le vendredi et trois le mercredi ou l’inverse, etc…

Le thème sera imposé. Il est lié à la lecture, à un livre, à la librairie. La consigne sera donnée lors de la première séance.
La restitution orale, si nous optons pour ce mode de restitution, pourra être le fait de comédiens amateurs, de participants à
un atelier de lecture à voix haute ou des écrivants eux-mêmes.

Les pré-inscriptions peuvent se faire dès à présent en m’écrivant à l’adresse suivante : c.fourvel@sfr.fr. Nous sommes, bien
entendu, le personnel de la librairie et moi-même, à votre disposition, pour des informations complémentaires.
Première séance envisagée : dernière semaine de novembre/première semaine de décembre.
Au plaisir de vous voir, revoir, rencontrer à cette occasion,

Christophe Fourvel

kerangal un monde...

Paula devient étudiante en beaux-arts, pas une étudiante modèle qui choisit la peinture, une étudiante au parcours et au physique chaotiques, elle se cherche et elle louche. Et déjà cela fait du bien d’aller à la rencontre d’un personnage comme elle, tout en quête maladroite, tentant de se débarrasser des déterminismes sociaux et familiaux. Paula apprend donc l’art du trompe-l’oeil, elle copie. Et pour apprendre l’art du trompe-l’oeil, elle apprend rapidement qu’apprendre, c’est avant tout sortir et aller boire une bière. Le coloc Jonas devient donc ami, rapprochement de corps et d’esprit, comme cela vient, et Kate surgit pour constituer un trio d’amis étudiants confrontés à la hardiesse d’un apprentissage rudoyant les corps. Et puis le temps de l’école s’achève, celui des petits boulots commence, qui s’enchaînent dans un rythme éphémère, vulnérable, les relations si pleines d’amitié s’éloignent et Paula se retrouve à Cinecitta, peignant des fresques pour le cinéma mythique où résonnent les noms de Fellini ou Scorcese, temple pourtant dévoyé, soumis aux règles économiques de la mondialisation, et où l’on retrouve davantage de tournages de films publicitaires ou de clips que l’on ne croise Nanni Moretti. Et puis les grottes de Lascaux où Paula reproduit les peintures préhistoriques préservées du public depuis sa fermeture en 1963 et où les chefs d’oeuvre présentés au public sont des copies. Mais ces copies prennent lieu de vérité. Fiction, vérité…

Maylis de Kerangal engouffre ses personnages dans les strates du temps, préhistoire de Lascaux et marbres, mythes et légendes enfouis, interroge la peinture dans sa capacité à rendre le monde accessible. Et ceci dans le style unique qui est le sien. Toujours en mouvement et dans une énergie concrète, sexuelle, de matière, le roman selon Maylis de Kerangal est une expérience du monde, une manière de vivre pour s’approprier la matière en même temps qu’une inscription du monde dans des corps. Son écriture est physique, elle nomme sans jugement, accueille et interroge le monde et ses personnages.

« Réparer les vivants », roman d’une transplantation cardiaque sublime, nous avait bouleversés, durablement. On retrouve ici la puissance de son écriture qui tient aussi à une universalité, un enchevêtrement des corps, du temps et du monde.

Et quel plaisir de retrouver  Maylis de Kerangal  aux Sandales mardi 9 octobre dès 16h pour une dédicace et à 19h15 pour une rencontre!!! Soirée sur réservation…

sohie divry

Suite à un braquage de banque, un homme est jugé et emprisonné. Commence pour lui l’enfer du monde carcéral, privation de liberté, d’identité, de dignité. Sophie Divry nous immerge dans cet univers corps et âme, nous faisant ressentir la promiscuité, la souffrance d’être dépossédé de soi, de sa solitude. Et puis nous fait basculer dans un tout autre monde.
Un accident nucléaire a détruit la moitié de la population et notre personnage se retrouve dans la nature, à fuir et se cacher. Prisonnier-Robinson il doit faire l’épreuve de la solitude. Fantasme de visiter un monde vide de ses habitants, de pouvoir s’en attribuer les richesses matérielles en s’introduisant dans les supermarchés, les maisons vides mais très rapidement la solitude, et d’autant plus la solitude au sein de la nature, devient redoutable, exige de la discipline. Et en creux, ce roman pose la question de la nécessité de la relation aux autres comme construction de soi.
Sophie Divry a incontestablement l’art d’immerger son lecteur, de le happer avec un immense plaisir.

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